La message qui revient sans cesse dans l’œuvre de Victor Hugo a été la bonté, il s’est également inlassablement acharné contre la peine de mort. Dans la mesure où les guerres sont le meilleur moyens offert aux hommes pour souffrir et mourir, Victor Hugo du donc se prononcer contre elles et pour commencer contres celles qu il avait sous les yeux : les guerres entre les nations européennes. Unifier l’Europe permettrait alors de la pacifier. [1]
Pour le ‘premier Victor Hugo’ l’Europe est celle qui va du Rhin à l’Oural et lorsque il s’agit de révolutionner l’Europe, la guerre est exaltée par ce que elle est juste.
Voici ici retranscrit, un extrait de Châtiments qui illustre cette idée. [2]
Ô soldats de l’an deux ! Ô guerres ! épopées !
Contre les rois triant ensemble leurs épées
Prussiens, Autrichiens,
Contre toutes les Tyrs et toutes les Sodomes,
Contre le czar du Nord, contre ce chasseur d’hommes,
Suivi de tous ses chiens
Contre toute l’Europe avec ses capitaines,
Avec ses fantassins couvrant au loin les plaines,
Avec ses cavaliers,
Tout entière debout comme une hydre vivante,
Ils chantaient, ils allaient, l’âme sans éprouvante,
Et les pieds sans les souliers
[1] Sur ce sujet nous trouverons également de plus amples informations in PECOUT, G. (dir), penser les frontières de l’Europe du XIXe au XXIe siècle, Presses Universitaires de France, Paris, 2004, pp. 41.
[2] Nous trouverons ce poème au complet, intitulé « A l’obéissance passive », poème 7 du livre II à la page 109 de l’édition Garnier-Flammarion. Ce poème est également retranscrit in PECOUT, G., ibid, pp42.
publié par François Burniaux publié dans : europe-hugo